Naviwatt engage l'étude de rétrofit électrique de la pilotine Léopoldine sur la Seine
La Station de pilotage de la Seine a confié à Naviwatt une étude de refit et de monitoring énergétique pour sa pilotine Léopoldine, basée à Caudebec. L'objectif est de remplacer la motorisation thermique de 153 kW par une solution 100 % électrique adossée à un système de charge rapide, sur un navire aux nombreuses contraintes d'exploitation.
Les rétrofits électriques menés jusqu'ici sur la Seine concernaient des bateaux-promenade et des unités de servitude naviguant à faible allure. Le cas de la Léopoldine change de nature : une pilotine travaille par sorties courtes, répétées et imposées par le trafic commercial, à une vitesse de service de 18 noeuds, soit environ 33 km/h.
Un bateau qui sort dix fois par jour
La Station de pilotage de la Seine assure entre 11 000 et 12 000 opérations de pilotage par an, réparties sur quatre sites et deux pôles amont et aval, avec une flotte de dix vedettes. Point de relais entre les deux pôles sur l'axe Rouen-Le Havre, le site de Caudebec totalise à lui seul environ 3 500 relèves annuelles, soit une moyenne proche de dix sorties quotidiennes, sans saisonnalité marquée puisque le trafic maritime ne s'interrompt pas.La Léopoldine est une unité compacte : coque aluminium, 8,83 mètres de long pour 3,54 mètres de large, 4 tonnes de déplacement lège, motorisation inbord thermique de 153 kW, soit environ 208 chevaux. Elle relève de la Division 222, le règlement français applicable aux navires de charge de moins de 500 UMS.
Mesurer avant de dimensionner
En pratique, l'étude menée par Naviwatt associera le refit à une phase de monitoring énergétique, autrement dit à une campagne d'instrumentation destinée à relever la consommation réelle du navire en exploitation. Pour l'heure, les caractéristiques de la conversion électrique ne sont pas annoncées. C'est justement cette phase de monitoring qui permettra de définir la configuration idéale de la chaîne cinématique.La contrepartie est la charge rapide, mentionnée explicitement dans le post publié par Naviwatt sur Linkedin Avec une dizaine de rotations par jour, l'infrastructure à quai devient aussi structurante que le bateau lui-même.
"Ce projet illustre une nouvelle fois notre engagement à accompagner les acteurs du maritime et du fluvial dans l'optimisation énergétique et la décarbonation de leurs navires, grâce à une approche mêlant expertise navale, analyse des données et solutions innovantes. Un grand merci à Weenav pour cette mise en relation et pour leur confiance. Ce serait un plaisir de collaborer avec des partenaires proposant des solutions innovantes et pertinentes", a expliqué Naviwatt sur ses réseaux sociaux.
A préciser que Naviwatt n'en est pas à son premier chantier sur la Seine. Le bureau d'études a assuré la maîtrise d'oeuvre complète de la conversion du Bélenos, bateau de nettoyage désormais 100 % électrique. Ce navire a reçu deux moteurs de 100 kW, en remplacement de deux thermiques qui consommaient en moyenne 130 litres de gazole par jour.
France, Naviwatt,
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