Meyer Werft dévoile un paquebot 100 % électrique : la croisière entre dans une nouvelle ère
Présenté à Miami, le concept « Vision » du chantier allemand Meyer Werft marque un tournant stratégique pour l’industrie des croisières. Entièrement propulsé par batteries, ce paquebot nouvelle génération ambitionne de réduire jusqu’à 95 % les émissions de gaz à effet de serre.
Avec ses 275 mètres de long et une capacité de 1 856 passagers, « Vision » se positionne sur le segment des navires de croisière de taille intermédiaire. Sa particularité : une propulsion exclusivement électrique, reposant sur un système de batteries de grande capacité.
Contrairement à certains projets encore expérimentaux, Meyer Werft assure que les technologies nécessaires sont déjà disponibles. L’objectif est clair : rendre ce type de navire opérationnel à court terme. En cas de commande rapide, une mise en service pourrait intervenir dès 2031.
Sans communiquer de détails quant aux caractéristiques et aux performances de son navire, Meyer Werft indique que le système énergétique a été développé en partenariat avec Corvus Energy, spécialiste des solutions de batteries pour le secteur maritime.
Une expérience à bord entièrement repensée
L’abandon des moteurs thermiques ne transforme pas seulement la propulsion : il redéfinit aussi l’architecture du navire. Sans cheminées ni systèmes d’échappement, de nouveaux espaces deviennent exploitables, notamment sur les ponts supérieurs.
Le design privilégie des zones vitrées et protégées, permettant une utilisation toute l’année, quelles que soient les conditions climatiques. Certaines installations, comme les espaces aquatiques, sont ainsi déplacées à l’intérieur.
Autre avantage notable : la réduction drastique du bruit et des vibrations. Une évolution qui pourrait significativement améliorer le confort des passagers, tout en renforçant l’attractivité des croisières.
Des itinéraires déjà compatibles en Europe
Selon le chantier allemand, une grande partie des routes maritimes européennes pourrait déjà accueillir ce type de navire. Parmi les exemples évoqués : la liaison entre Barcelone et Civitavecchia, particulièrement adaptée à une propulsion électrique.
D’ici 2030, une centaine de ports européens devraient être équipés d’infrastructures de recharge suffisantes pour accompagner ce type de transition. Pour les trajets plus longs, une version hybride intégrant des générateurs reste envisagée, afin d’élargir le champ d’exploitation.
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