Dans la Manche, un bateau électrique pour l'observation des cétacés

Le Groupe d'étude des cétacés du Cotentin et des mammifères marins de la mer de la Manche, basé à Cherbourg-Octeville, va acquérir un bateau semi-rigide à propulsion électrique pour renforcer ses programmes d'étude et de préservation. L'association figure parmi les dix-huit lauréats de l'appel à projets 2026 du Fonds Caisse d'Épargne Normandie pour l'Initiative Solidaire, annoncés le 28 septembre.

Dans le département de la Manche, le Groupe d'étude des cétacés du Cotentin et des mammifères marins de la mer va bientôt électrique. Une acquisition rendue possible grâce au Fonds Caisse d'Épargne Normandie qui a sélectionné 18 projets à financés. 

Pour les chercheurs, l'argument avancé n'est pas seulement environnemental au sens large : il est acoustique. Le choix de l'électrique doit permettre de collecter des données scientifiques tout en réduisant le dérangement sonore subi par ces espèces sensibles.

Le point est central pour ce type de mission. Les mammifères marins utilisent le son pour s'orienter, communiquer et chasser, et le bruit rayonné par un moteur thermique les perturbe bien avant qu'une approche visuelle ne soit possible. Un semi-rigide électrique émet un niveau sonore sous-marin nettement inférieur à vitesse réduite, ce qui permet de s'approcher sans modifier le comportement observé. Pour une association scientifique, l'enjeu n'est donc pas uniquement éthique : un animal dérangé fausse la donnée recueillie.

Le semi-rigide correspond par ailleurs au format d'embarcation le plus courant pour ces campagnes. Léger, maniable, facile à mettre à l'eau depuis une cale, il convient aux sorties à la journée sur des distances modérées, profil d'usage pour lequel l'autonomie d'une motorisation électrique ne constitue pas un obstacle rédhibitoire.

Le fonds a retenu dix-huit projets sur les trente-deux déposés, pour une dotation globale de 114 400 euros. Le montant attribué à chaque lauréat n'est pas détaillé. Les autres projets normands soutenus concernent notamment la création de passages à faune, la restauration de mares et de roselières, l'éco-pâturage ou l'accueil de la faune sauvage en soins. Depuis 2012, ce fonds a soutenu plus de 875 projets et investi 9,8 millions d'euros en Normandie.

 


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