NavAlt lance son premier ferry électro-solaire en Inde

En Inde, NavAlt s’apprête à mettre en service son premier ferry électro-solaire. Baptisé Aditya, celui-ci sera exploité sur le Lac Vembanad, au sud ouest de l’Inde, à compter du mois de décembre.
 
Au total, deux ans ont été nécessaires pour mettre au point le bateau. Long de 20 mètres, l’Aditya peut accueillir jusqu’à 75 passagers et servira à relier les deux rives du Lac Vembanad, distantes d’environ 2.5 kilomètres. En pratique, le navire réalisera jusqu’à 22 rotations par jour et chaque traversée durera environ 15 minutes.
 
« Nos coûts opérationnels seront considérablement réduits et nous espérons pouvoir baisser nos coûts de carburant de l’ordre de 40 % par rapport au diesel »précise Shaji Nair, responsable de la société opératrice du ferry, mettant également en exergue d’autres avantages liés au bateau électrique : pas de bruit, pas de vibrations et un intérêt certain pour l’environnement.
 
Sur le plan technique, l’Aditya est animé par deux moteurs électriques de 20 kW autorisant une vitesse de pointe de 7,5 nœuds et une vitesse de croisière de 5.5 noeuds. Côté batterie, il est animé par un pack batterie lithium-ion de 700 kg capable d’embarquer jusqu’à 50 kWh d’énergie. Recouvert de 120 m² de panneaux solaires, son toit permet de capter l’énergie solaire pour recharger en permanence les batteries.  

Une expertise française

C’est Navalt, une joint-venture fondée en 2013 qui est à l’origine de la construction du navire. Etablie à Kochi, en Inde, celle-ci associe la société indienne Navgathi Marine Design & Construction à deux entités françaises spécialisées : AltEn et EVE Systems.
 
« La batterie et l’électronique moteur proviennent de France » résume Sandith Thandasherry, PDG de NavAlt. « Le bateau sera capable de naviguer sur les eaux pendant 5 à 6 heures durant les jours ensoleillés, chaque voyage durant environ 15 minutes. La principale dépense reste la batterie qui devra être remplacée après sept ans. Mais dans l'ensemble, le bateau électrique est moins coûteux si nous l'exploitons sur une base de 10 heures par jour » ajoute t-il.
 
« Il utilise des technologies utilisées en France depuis plus de 15 ans » complète Shaji Nair qui a du faire fasse au scepticisme des autorités quant à la faisabilité d’un tel projet. « Les allégations contre le projet ont cessé dès l’instant où le bateau a pu réaliser un test de 3 heures non-stop en présence des technocrates » conclut-il. 

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